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Transfuge
Transfuge

 

Magazine culturel

 

40.000 lecteurs



Évaluation Transfuge

“ Choisissons le camp de la Culture ”

Crée en 2004 par Vincent Jaury et Gaetan Husson, Transfuge est un magazine culturel. L’idée de ce mensuel est née d’une passion commune pour la littérature. Ces deux amis nourrissent en effet un goût certain pour la littérature étrangère et alors qu’ils viennent de terminer leurs études, ils décident de créer lors propre revue littéraire.

Le pari est très risqué lorsque l’on sait que ni l’un ni l’autre ne connaissaient les rudiments du monde de la presse et de l’édition. Pourtant, ils en sont surs, Transfuge saura trouver des adeptes et revendiquer sa place dans le paysage médiatique français. Depuis 13 ans, Transfuge ne cesse de se développer et ses équipes éditoriales peuvent se targuer d’avoir fait taire ceux qui ne croyaient pas au potentiel d’une telle publication.

4/5

Construction et esthétique

Format l Qualité de la maquette l Structuration l Typographies

Transfuge est une publication audacieuse pour ce qu’elle propose dans le fond et pour ce qu’elle illustre dans la forme. L’esthétique est une priorité éditoriale. Chez Transfuge, on ne donne pas dans le superficiel, on travaille l’esthétique comme la base d’une certaine expression, comme un manifeste permettant de dessiner les contours d’un contenu minutieusement transmis.

Si Transfuge dénote dans les kiosques c’est surement grâce à ses Unes si reconnaissables. En effet, depuis 2008 les équipes éditoriales ont troqués l’ordinaire photo de Une contre des illustrations. La plupart du temps, ces portraits illustrés sont proposés par les dessinateurs du New Yorker. Rien que ça.

Le titre de la publication qui trône sur le bandeau n’est jamais imprimé dans la même couleur et change au gré des nuances de l’illustration et symbolise l’envie de faire corps avec un domaine qui par essence est en perpétuel mouvement. Chaque numéro devient alors un objet unique, pensé comme tel et dont la cohérence esthétique en ferait un hors série précieux.

Au delà de la Une, le constat est le même, une esthétique très léchée avec de belles illustrations, des photos de très bonnes factures. La typographie est soignée et offre un moment de lecture agréable. Il faut aussi ajouter que les pages de Transfuge ne sont que très peu polluées par la publicité. Les rares encarts sont consacrés à  la promotion d’événements culturels, de sorties de films ou de dvd. Une donnée qui participe grandement au confort de lecture.

Le sommaire est très clair et les rubriques sont bien définies. Pas de titres aguicheurs ou de catégories hasardeuses. C’est annoncé dès le sommaire : la littérature est à l’honneur, avec toutefois quelques pages consacrées au cinéma et étendue à d’autres domaines tels que le théâtre, la musique etc…

8/10

Contenus / Apports

Traitement des sujets l Réflexion et analyse l Cohérence globale l Apports en termes de connaissance(s), de réflexion, de citoyenneté

Au commencement, Transfuge n’était dédiée qu’à la littérature étrangère, puis son champ s’est ouvert à toute la littérature et depuis 2008, les équipes éditoriales ont décidés de consacrer de l’espace à l’actualité cinématographique. Désormais expositions, spectacles et concerts trouvent également un écho dans la dernière rubrique du magazine.

En Une du numéro de Janvier 2017, nous retrouvons un portrait de Yann Moix, sourire en coin, légendé «  Yann Moix, en douceur, retour sur les attentats ». C’est le seul et unique titre présenté en Une, pour le reste il faudra attendre le sommaire. Comme nous le disions ci dessus, le sommaire est limpide et permet une lisibilité instantanée.

Nous avons tout d’abord la rubrique News, qui comme son nom l’indique est dédiée à l’actualité culturelle autour d’interviews « express » et de chroniques. Vient ensuite la tant attendue catégorie Du côté de la littérature qui va décrypter, analyser, critiquer durant une soixantaine de pages, la vie littéraire française et internationale. 

Nous retrouvons une interview fleuve de l’invité du mois, Yann Moix à l’occasion de la sortie de son ouvrage intitulé Terreur.  Ensuite, ce sont les différentes sorties littéraires de ce début d’année qui sont passées au crible. Bien sûr, la sélection est minutieuse et étoffée. Le best seller de Marc Lévy n’aura sans doute pas sa place dans les pages de Transfuge, mais on découvre au gré des pages, des auteurs parfois inconnus (soyons honnêtes) dont la mise en lumière permet d’ouvrir bien des horizons. 

Après ce passage en revue des livres à lire et des auteurs à découvrir, une enquête très intéressante sur les artistes polonais en lutte contre une classe politique réactionnaire et autoritaire et un reportage sur la fondation Jan Muchalski.. Après la littérature, place aux écrans noirs. Il est intéressant de constater que cette partie dédiée au cinéma débute par un édito au même titre que celle consacrée à la littérature.

L’ouverture au septième art n’était pas une tentative de « glamouriser » le magazine

Cela prouve que l’ouverture au septième art n’était pas une tentative de « glamouriser » le magazine. Le cinéma est traité avec la même rigueur et la même exigence que la littérature. Nous ne sommes pas dans un fourre tout informationnel mais dans la transmission d’un contenu de qualité. Les analyses y sont moins longues mais le découpage est à peu de choses près le même, nous retrouvons ainsi les pages événements, la sélection des meilleurs films du mois ainsi que les sorties dvd et enfin la séquence déshabillage consacrée au décryptage du travail d’une personnalité. 

Enfin la dernière rubrique intitulée En ville fait le point sur les expositions, les concerts, les spectacles immanquables. Les sujets de fond proposés par Transfuge prouvent qu’ils ne sont pas dans une démarche de séduction. Loin de vouloir ameuter les foules, ils veulent contenter un lectorat fidèle et exigeant. Campé dans son rôle de prescripteur, Transfuge joue aussi la carte de l’information qualitative.

4/5

Ligne éditoriale

Neutralité l Positionnement politique l Valeurs véhiculées l Engagements

A l’origine de Transfuge, il y avait le goût et la passion des auteurs, d’une certaine littérature. Mais pas seulement. Les deux fondateurs de Transfuge ont crée cette revue pour combler le vide en matière de critique littéraire dans la presse française. En effet, si le cinéma peut compter sur de belles publications, la littérature souffrait d’un manque de proposition et les deux amis sortaient souvent déçus de la lecture des rares critiques glanées ci et là.

Redonner de l’espace à la critique littéraire, tel était l’objectif originel de Transfuge. Replacer le texte au cœur du décryptage et ne plus laisser le message primer sur l’analyse. Ces deux exigences ne se sont pas érodées avec le temps. L’autre particularité de Transfuge réside dans sa volonté de parler de la nouvelle génération d’auteurs qu’ils soient français ou étrangers et faire la part belle aux propositions générationnelles, sans toutefois délaisser la littérature classique, qu’ils sont loin de dénigrer.

Parler de la nouvelle génération d’auteurs - français et étrangers - et faire la part belle aux propositions générationnelles

L’idée est de mettre en lumière la littérature mais aussi le cinéma contemporain, la culture moderne en somme. Cette priorité permet à ce magazine de ne pas tomber dans un intellectualisme clivant. Autre fer de lance de Transfuge c’est de contrer le pessimisme ambiant et l’analyse peut constructive qui voudrait faire croire que les gens ne lisent plus ou que la littérature française ne vaut rien.

Bien sûr, Transfuge pourra être accusé de tous les autres maux. Un magazine de bobo parisien branché ? Peut être un peu mais toujours est-il que les équipes éditoriales tentent des propositions intéressantes et cherchent sans cesse à sortir des sentiers battus, à détourner les codes en vigueur ; le tout dans une démarche positive de transmission.

Par Chloé Pangrazzi
Culture, images et nouveaux médias

Evaluation finale

Les Plus

La culture vivante

Littératures nouvelles

Interviews captivantes

Les Moins
La note finale
16/20
Note finale de la rédaction
Les internautes
14/20
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